Au cœur de l’espoir : des éducateurs qui changent la vie des enfants talibés

Lalla avec d’autres éducateurs de Maison de la Gare
Derrière chaque enfant, une équipe à Maison de la Gare qui ne lâche jamais
À Maison de la Gare, chaque enfant bénéficie du soutien d’une équipe dont l’engagement va bien au‑delà des activités quotidiennes.
Éducateurs, l’équipe de rue, enseignants, personnel de santé, responsables des programmes d’apprentissage, équipe administrative et personnel de soutien travaillent ensemble pour offrir aux enfants talibés protection, éducation, soins et perspectives d’avenir. Leur action est collective, patiente et portée par la conviction que chaque enfant a un potentiel — même lorsque la vie l’a poussé aux marges.

Avec patience, Aby gagne la confiance d’un talibé hésitant.
Aller à la rencontre des enfants là où ils sont
Pour beaucoup d’enfants, le parcours commence dans la rue. Les éducateurs de rue Mamadou Gueye et Abou Sy vont à la rencontre des enfants vivant dans une grande vulnérabilité — dormant dehors, mendiant pour survivre ou fuyant des daaras abusifs. Lors des maraudes de jour comme de nuit, ils établissent un premier contact, écoutent sans juger, identifient les besoins urgents et proposent une prise en charge adaptée. Ce travail de proximité constitue souvent le premier pas vers une protection durable.
Lorsque l’enfant rejoint le dortoir d’urgence, l’accompagnement se poursuit avec soin et patience. Les éducatrices Ndèye Aby Bâ et Ndèye Aïssa Sarr accueillent chaque enfant et prennent le temps de comprendre son histoire, ses liens familiaux et les raisons qui l’ont conduit dans la rue. Cette relation de confiance permet progressivement à l’enfant de retrouver des repères et d’envisager un avenir plus sûr.

Noël accueille chaleureusement et enregistre quelques-uns des centaines d’enfants qui entrent au centre chaque semaine.
Une fois les enfants en sécurité, le travail de reconstruction peut commencer.
Construire le chemin vers l’avenir
Au centre d’accueil, Noël Coly enregistre les centaines d’enfants qui franchissent nos portes chaque semaine. Les animateurs Kalidou Baldé et Lalla Sène accompagnent les enfants au quotidien à travers des activités éducatives, culturelles, sportives et récréatives. Leur présence constante favorise le respect des règles de vie, le développement de la confiance en soi et l’épanouissement personnel. Ancien enfant talibé lui-même, Kalidou est un véritable modèle de réussite et d’espoir. Il enseigne également des cours d’anglais, ouvrant de nouvelles perspectives aux enfants et aux jeunes.

Kalidou enseigne avec enthousiasme sa classe d’anglais.
L’éducation constitue l’un des piliers de l’action de Maison de la Gare. Les enseignantes Aïda Dieng et Bouri Mbodj offrent des cours d’alphabétisation et d’éducation de base adaptés au niveau de chaque enfant. Grâce à leur engagement, les enfants acquièrent des compétences essentielles en lecture, écriture et calcul — une base pour l’autonomie et, pour certains, une intégration dans le système scolaire formel.
Pour les plus grands, la formation professionnelle représente une étape clé vers l’indépendance. Cheikh Abdoulaye Ndiaye dirige le programme d’apprentissage en aviculture, tandis que Samba Diao, ancien talibé, encadre les apprentis et les accompagne dans le développement de leurs compétences. Ces programmes offrent à ces jeunes de réelles opportunités de construire un avenir au‑delà de la rue.
La santé est également au cœur de la prise en charge. Awa Diallo et Alagie Jallow assurent les consultations, les soins médicaux et les actions de prévention, tant au centre que dans les daaras où vivent les enfants. Leur travail améliore durablement les conditions de santé et d’hygiène des enfants que nous accompagnons.

Awa rassure un jeune talibé souffrant du paludisme et prend sa température.
Baye Ndaraw Diop coordonne le programme de microfinance, aidant les familles à renforcer leur autonomie économique — une étape essentielle pour réduire la vulnérabilité des enfants, et une voie permettant à certains talibés plus âgés de développer de petites activités génératrices de revenus.
Toutes ces activités sont soutenues par des dizaines de volontaires internationaux extraordinaires, qui apportent leurs compétences, leur bienveillance et un profond respect pour les enfants.
En coulisses, d’autres membres de l’équipe assurent le bon fonctionnement de l’organisation. Adama Diarra gère les finances et coordonne les volontaires. Momar Mbaye supervise les opérations quotidiennes et veille à la mise en œuvre efficace des programmes. La cuisinière Oumou Samb prépare chaque jour des repas équilibrés, et l’agente d’entretien Aminata Ndiaye maintient un environnement propre, sain et accueillant.

Issa, entouré des enfants talibés qui sont le cœur de sa mission
L’ensemble de ce travail s’effectue sous l’impulsion d’Issa Kouyaté, président‑fondateur de Maison de la Gare. Depuis 2007, il porte et défend une vision fondée sur la protection des enfants talibés, la défense de leurs droits et la recherche de solutions durables pour mettre fin à la mendicité forcée et favoriser leur réinsertion sociale.
Un engagement collectif qui ne lâche jamais
À Maison de la Gare, être éducateur signifie avant tout croire au potentiel de chaque enfant. C’est écouter sans juger, accompagner sans relâche et construire — jour après jour — les conditions d’un avenir meilleur.
Derrière chaque enfant protégé, chaque sourire retrouvé et chaque parcours reconstruit se trouve un engagement collectif : celui d’une équipe convaincue que chaque enfant mérite d’être protégé, écouté et accompagné vers une vie digne.

Noël, au milieu des enfants, anime la cour par la danse et le chant.

Lalla accompagne les enfants dans le brossage des dents au centre.
